lundi 23 mars 2026

L’École des lettres : Massoumeh Raouf, Ô mères d’Iran : récit d’exil, de perte et d’espoir


Revue L’École des lettres  

Ancienne journaliste, l’écrivaine iranienne réfugiée en France publie un troisième roman qui dresse le portrait d’une famille engagée contre le régime des mollahs et décimée membre après membre. Sauf la mère qui, depuis son exil, témoigne de leur immense courage à tous.

Par Ludmilla Soron, étudiante à Science Po Paris

Massoumeh Raouf Basharidoust est iranienne. Ancienne journaliste, elle a été arrêtée en 1981 et condamnée à vingt ans de prison par le régime des mollahs. Exilée en France depuis son évasion de la prison de Racht, elle continue son engagement pour un Iran libre. À l’occasion de la sortie de son troisième roman, Ô  mères d’Iran (paru le 6 mars 2026), elle était l’invitée du salon des journalistes-écrivains organisé par l’association Onya – Cultures du monde, placé sous le signe de la rencontre des cultures et des écritures.

mercredi 18 mars 2026

Amina Mag à la rencontre de Massoumeh Raouf : Une voix pour les mères d'Iran

À découvrir dans les pages du magazine AMINA (N° 627, mars 2026) : l'entretien exclusif et poignant de Massoumeh Raouf. Ancienne journaliste et ex-prisonnière politique, elle présente son nouvel ouvrage, Ô mères d’Iran (éd. Intervalles). À travers le destin de Fatemeh Eslami (Mère Ebrahimpour), l'autrice rend un hommage vibrant à ces femmes qui, sous deux dictatures successives, ont transformé leur deuil en un rempart moral et un acte de résistance indestructible. Un témoignage essentiel sur le leadership féminin au cœur de la révolte, à retrouver dans l’intégralité de ce numéro (pages 48-52).

dimanche 15 mars 2026

Iran : voix de femmes pour dire vrai

 


par Hanna Kay 11.03.2026

La littérature dit ce que la politique laisse de côté : la sensibilité, la mémoire, la vie.

 Place à la voix des femmes à travers ces quatre ouvrages qui nous ont touché au cœur. Journalistes,  témoins ou anciennes prisonnières de régimes islamistes, elles racontent ce qu’elles ont vécu....

Massoumeh Raouf, ancienne journaliste iranienne devenue prisonnière politique du régime des mollahs, raconte une mère, une femme dont le combat pour la liberté a coûté la vie de ses quatre enfants. 


 O mères d’Iran de Massoumeh  Raouf, Février 2026

L’histoire est si dure qu’on hésite à la croire. Et pourtant elle est vraie. Fatemeh Eslami, que l’on appelle « Mère Ebrahimpour », est encore en vie. Elle a perdu quatre enfants, un gendre et son mari dans la lutte contre le régime islamique. 

C’est ce destin que raconte Massoumeh Raouf dans son troisième livre. Journaliste elle aussi, arrêtée en 1981 en Iran, condamnée à vingt ans de prison, elle s’évade après huit mois et s’exile en France. Son écriture est simple. Presque nue. Pas de pathos. Malgré l’horreur. Elle se glisse dans la voix de Fatemeh Eslami et écrit « je », comme si la parole revenait du silence. Une mère dans les montagnes, la résistance, les larmes, la foi. Et derrière cette vie, toute l’histoire d’un pays.

 Le renversement d’un des seuls espoirs démocratiques, Mossadegh, par les américains en 1953, la monarchie du shah et les vagues d’arrestations des opposants dans les années 70 par la savak (la police secrète du shah),  les assassinats de tous ceux qui osaient penser à la liberté après l’instauration du régime des mollahs suite à la révolution de 1979, la cruauté inimaginable des Gardiens de la révolution, le massacre de 1988 où il est rappelé que plus de 30000 prisonniers politiques furent exécutés…Le mot martyr change de sens. Non plus mourir pour une religion, mourir pour la liberté.

 On comprend aussi que chaque famille iranienne porte cette mémoire. Un frère disparu. Un père torturé. Une mère qui attend. La révolution de 1979 leur a été volée. Peut-être que celle qui vient leur rendra enfin ce qui leur a été pris. 

Le livre avance ainsi. Une vie. Une douleur. Une obstination. Et ces mots qui résonnent longtemps après la dernière page. « Ce que vous faites aujourd’hui, ce que vous vous apprêtez à accomplir, c’est plus qu’un acte de rebellion. C’est un acte de foi. Une foi en un futur meilleur, un futur où aucun enfant ne sera arraché à sa mère à cause d’un régime oppressif, où aucune mère ne pleurera la perte de ses fils parce qu’ils auront osé rêver d’un monde plus juste. »


https://cult.news/actualites/iran-quatre-voix-de-femmes-pour-dire-vrai/

 

 

ایران: روایتِ زنانه از واقعیت

ادبیات همان چیزی را بازگو می‌کند که سیاست نادیده می‌انگارد... لطافت، حافظه و خودِ زندگی.

اینک نوبت طنینِ صدای زنان است .... این زنان — که برخی روزنامه‌نگار، برخی شاهد عینی و برخی دیگر زندانیان پیشینِ رژیم‌های اسلامی بوده‌اند — روایتگرِ آزموده‌های خویش‌اند.

معصومه رئوف، روزنامه‌نگار پیشینِ ایرانی که خود روزگاری زندانی سیاسی رژیم ملایان بوده است، روایتگرِ داستانِ یک مادر است؛ زنی که پیکار در راه آزادی، به بهای جانِ هر چهار فرزندش تمام شده است.

  

مادرانِ ایران؛ اثری از معصومه رئوف (فوریه ۲۰۲۶)

روایت چنان سهمگین است که آدمی در باور آن تردید می‌کند؛ و با این حال، عینِ حقیقت است. فاطمه اسلامی، ملقب به «مادر ابراهیم‌پور»، هنوز در قید حیات است. او در مسیر مبارزه با رژیم اسلامی، چهار فرزند، یک داماد و همسرش را از دست داده است. این همان سرنوشتی است که معصومه رئوف در سومین کتاب خود بازگو می‌کند. او که خود روزنامه‌نگاری زنداني در سال ۱۳۶۰ است، پس از محکومیت به بیست سال حبس، هشت ماه بعد می‌گریزد و به فرانسه پناهنده می‌شود.

سبک نگارش او ساده است؛ تقریبأ عریان. به دور از تکلف و با وجودِ تمامِ فجایع، عاری از مرثیه‌سرایی. او در طنینِ صدای فاطمه اسلامی حل می‌شود و با ضمیر «من» می‌نویسد، گویی کلام از اعماق سکوت بازمی‌گردد. مادری در میان کوهساران؛ مقاومت، اشک‌ها، ایمان. و در پسِ این زندگی، تمامِ تاریخِ یک سرزمین نهفته است.

از واژگونیِ مصدق در سال ۱۹۵۳ به دست آمریکایی‌ها — که از معدود امیدهای دموکراتیک بود — تا دوران پادشاهی شاه و موج بازداشتِ مخالفان در دهه‌ی ۵۰ توسط ساواک؛ از قتل‌عامِ تمام کسانی که پس از استقرار رژیم ملایان در پی انقلاب ۱۳۵۷، جرئتِ اندیشیدن به آزادی را داشتند، تا قساوتِ تصورناپذیرِ پاسداران و کشتار سال ۱۳۶۷ که یادآورِ اعدامِ بیش از ۳۰ هزار زندانی سیاسی است... در اینجا، واژه‌ی «شهید» تغییر معنا می‌دهد: دیگر نه مرگ در راه مذهب، که مرگ در راه آزادی.

درمی‌یابیم که هر خانواده‌ی ایرانی، حاملِ این حافظه‌ی تاریخی است. برادری ناپدید شده؛ پدری شکنجه‌دیده؛ مادری چشم‌انتظار. انقلابِ ۱۳۵۷ از آن‌ها ربوده شد؛ شاید انقلابی که در پیش است، سرانجام آنچه را که ستانده شده، بازپس دهد.

کتاب این‌گونه پیش می‌رود: یک زندگی، یک درد، یک پایداریِ خلل‌ناپذیر. و کلماتی که تا دیرزمانی پس از بستنِ آخرین صفحه، در گوش جان طنین‌انداز می‌مانند:

«آنچه امروز انجام می‌دهید و آنچه در آستانه‌ی به ثمر رساندن‌اش هستید، فراتر از یک عصیان است؛ این یک فعلِ ایمانی است. ایمان به آینده‌ای بهتر؛ آینده‌ای که در آن هیچ فرزندی به سببِ حکومتی سرکوبگر از آغوشِ مادر ربوده نشود، و هیچ مادری در سوگِ پسرانش ننشیند، تنها به این جرم که رؤیای جهانی عادلانه‌تر را در سر پرورانده بودند».


samedi 14 mars 2026

Mojtaba Khamenei : l’héritier d’un régime dans l’impasse

 


par  | 10 Mar 2026 | Opinion

Pendant que la région brûle et que les civils meurent, l’Iran change de guide suprême. Mojtaba Khamenei, fils de Ali Khamenei, prend les rênes d’un régime dos au mur. Succession dynastique, guerre dévastatrice, populations sacrifiées : le pouvoir iranien joue sa survie sur le sang des autres.

Le 28 février dernier, les Etats-Unis et Israel ont lancé une attaque sans précédent sur l’Iran. Des frappes aériennes ont visé des dizaines de sites à Téhéran et dans plusieurs villes. L’ayatollah Ali Khamenei – et plusieurs hauts responsables – a été tués. Le 9 mars, le régime iranien a dévoilé le nom de son successeur qui n’est autre que son fils, Motjaba Khamenei.

Pour le peuple iranien, déjà confronté à des décennies de répression, de crise économique et de privation de libertés, cette succession révèle l’écart abyssal entre un pouvoir corrompu et les aspirations du peuple. L’arrivée de Mojtaba Khamenei au sommet de l’État illustre la dépendance du régime à l’égard du nom de Khamenei et sa volonté de transformer la République islamique en une dynastie cléricale.

Cette nomination ne symbolise pas seulement la continuité, mais l’officialisation d’une « monarchie héréditaire » au cœur du pouvoir théocratique. Ce système, qui prétendait représenter la justice religieuse et la révolution, se transforme ouvertement en un mécanisme dynastique qui vise à maintenir un pouvoir illégitime.

Comme l’a souligné Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne : « L’intronisation de Mojtaba Khamenei consacre une “monarchie héréditaire” du guide religieux. Le régime de la suprématie absolue du guide suprême s’est établi ce soir en une monarchie héréditairei. Mais cela ne pourra pas sauver le navire brisé du fascisme religieux. »

vendredi 13 mars 2026

Guerre en Iran – Massoumeh Raouf : « Pour moi, écrire est un acte de justice »

 


Massoumeh Raouf, est une ancienne journaliste et prisonnière politique du régime des mollahs en Iran. A travers ses ouvrages, elle explique ce qu'elle a vécu et ce pourquoi elle se bat. Elle nous livre sa vision des événements actuels dans son pays natal.

Massoumeh Raouf, est une ancienne journaliste et prisonnière politique du régime des mollahs en Iran. Elle vit dans un département voisin de l'Oise, mais elle vient régulièrement dans les Hauts-de-France pour dédicacer ses ouvrages sur des salons du livre notamment.

En effet, arrêtée en 1981, condamnée à 20 ans de prison, elle s’est évadée au bout de 8 mois, période qu’elle relate dans Évasion de la prison d’Iran paru en 2022 chez Balland.

En 1988, son frère cadet est exécuté lors du massacre des 30 000 prisonniers politiques iraniens. Elle lui rend hommage en publiant une bande-dessinée Un petit prince au pays des mollahs aux Éditions S-Active. Ô mères d’Iran est son troisième livre. Elle vit en exil depuis les années 1980. Elle a reçu la Médaille d’Argent littéraire 2025 de la Société des Auteurs et Artistes Francophones (SAAF).

jeudi 12 mars 2026

Iran : une mère perd quatre enfants dans la répression des mollahs

 


Par Christian Dorsan

Les femmes sont souvent les premières victimes de l'ambition et l'orgueil des hommes dans la lutte au pouvoir.
Quand Jafar Panahi a reçu sa palme d'or à Cannes, j'avais envoyé un message à
Massoumeh RAOUF pour lui dire que j'avais pensé à elle pendant le discours du réalisateur. Cette journaliste exilée en France a connu les prisons des Mollahs , la torture et a perdu son jeune frère exécuté.
Elle a écrit un roman, Ô mères d'Iran, un récit d'une mère qui lutte pour que justice soit faite en Iran, pour ne pas oublier ses enfants tués par les Gardiens de la Révolution. Un roman pour mieux comprendre la souffrance d'un peuple opprimé, pour comprendre comment une révolution se transforme en dictature.
Et un roman pour toutes les femmes. A lire ma chronique sur
ActuaLitté

 

mardi 10 mars 2026

« Le changement réel est l’affaire du peuple iranien », Massoumeh Raouf

 par  | 5 Mar 2026


Propos recueillis par Jean Samuel Mentor et Raphael Bonnet

Le 28 février 2026, une frappe conjointe israélo-américaine a visé le cœur de Téhéran, tuant une quarantaine de hauts responsables, dont le Guide suprême Ali Khamenei. Depuis, le Moyen-Orient s’embrase et la perspective d’une guerre régionale s’intensifie. Cette attaque sans précédent pose une question centrale : le régime iranien peut-il survivre à la disparition de son pilier, ou assiste-t-on à un basculement historique du pouvoir à Téhéran ?

Pour mieux comprendre les enjeux de cette crise sans précédent, Massoumeh Raouf, a repondu a nos questions. Elle est une ancienne journaliste échappée d’Iran. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages, dont un récit intitule  “Evasion de la prison d’Iran”. Massoumeh Raouf est membre du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) et de la Société des gens de lettres (SGDL).  

lundi 9 mars 2026

BOHEL Magazine : ECHAPPEE BELLE D’IRAN

 BOHEL Magazine Communiqué de presse

ٍٍRédigé par AKPALE Ahimamou


Si la société occulte sa propre justice pour attribuer les châtiments sur la base d’une présomption de culpabilité, elle crée les raisons de sa déviance. Cela devrait être une évidence. Car les sociétés se sont constituées sur la base de la règle de droit, un ensemble de normes qui régissent la société. L’assujettissement à ces normes équivaut pour tous.

Dans un contexte géopolitique sous tension au Moyen Orient, j’ai assisté à la conférence de presse donnée par MASSOUMEH RAOUF le dimanche 01 Mars 2026 dans le 11émé arrondissement de PARIS, dont le sujet portait sur la sortie son livre « Ô mères d’IRAN », qui sera disponible à compter du 06 Mars 2026. Le livre aborde le destin d’une mère dont les persécutions du régime du mollah ne feront pas faiblir son courage et sa force, malgré les deuils et les persécutions.

samedi 7 mars 2026

Paris, Salon du Livre « Journalistes Écrivains » 2026

 La Salle Olympe de Gouges (Paris 11e) a vibré, les 28 février et 1er mars, au rythme d’un événement culturel d’envergure : le Salon du Livre « Journalistes Écrivains », avec une mise à l’honneur toute particulière de la Guyane.

François Vauglin, maire du 11e arrondissement de Paris, a visité le salon. Lors de sa rencontre avec Massoumeh Raouf, écrivaine iranienne, il a apporté son soutien au combat du peuple iranien pour la liberté.

Lors de la deuxième journée, le dimanche 1er mars, Massoumeh Raouf a tenu une conférence intitulée « Iran, Résistance d’hier et d’aujourd’hui ». 



Au-delà de la simple présentation littéraire, ce débat a permis d'analyser en profondeur les mécanismes de la lutte pour la liberté en Iran. Les échanges ont porté sur la continuité historique des mouvements de contestation, tout en apportant un éclairage géopolitique sur les défis contemporains auxquels fait face la société iranienne. Cette session a réaffirmé la nécessité de l'engagement journalistique et littéraire comme rempart contre l'oppression.



Quelle journée, Massoumeh RAOUF à Nogent-le-Rotrou le 23 janvier 2026

 https://csdhi.org/

Par René DARSY 


Les habitants de Nogent-le-Rotrou et des environs ont eu l’immense privilège, le grand honneur de bénéficier de la présence de Madame Massoumeh RAOUF le 23 janvier dernier.

Partout, chaleureusement accueillies, ses interventions, qu’elle a si bien composées ont été saluées par tous les participants à chacune des quatre manifestations auxquelles nous l’avions conviées, successivement aux lycées Sully puis Rémi Belleau, avec ensuite une interview dignement menée à la radio 2B puis encore, le soir en réunion publique au Cinéma Le Rex.