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vendredi 17 juillet 2026

Solidarité et liberté : Soirée conviviale à Ramonville le 10 juillet 2026

 

Le 10 juillet, une soirée conviviale de fin d'année mémorable a été organisée par la députée, Mme Christine Arrighi, à la brasserie Les Marins d’Eau Douce à Ramonville. Organisé sous la forme d'un buffet musical ouvert à tous, cet événement a été l'occasion d'échanges géopolitiques et citoyens profonds, marqués par une forte solidarité envers la lutte pour les libertés en Iran.

Lors de ce programme, une délégation du Conseil National de la Résistance Iranien (CNRI) était présente, comprenant l'écrivaine et ex-prisonnière politique Massoumeh Raouf, ainsi que M. Hamidreza Taherzadeh, artiste de grande valeur et membre du CNRI.



Voici le message de bilan et le témoignage complet partagé par la députée de la Haute-Garonne et Présidente du comité parlementaire pour un Iran démocratique, Christine Arrighi :

« Retour sur la soirée conviviale de fin d'année organisée au bar les Marins d'eau douce, à Ramonville. Nous avons eu l'honneur d'être en présence de Massoumeh Raouf Basharidoust, qui nous a livré le témoignage poignant de sa lutte pour la liberté et pour la vérité contre l'oppression du régime iranien, ainsi que de Hamidreza Taherzadeh et son jeu de târ en soutien à la lutte pour la démocratie.

J'ai également abordé les combats que j'ai pu mener au cours de cette année parlementaire ; malgré le rouleau compresseur de la droite, nous devons garder espoir et défendre une société plus juste et plus égalitaire »

 


mercredi 8 juillet 2026

Ô mères d'Iran - Massoumeh Raouf - Éditions Intervalles

 par evlyne leraut sur L'élégancedeslivres

Ô mères d'Iran

Massoumeh Raouf

Mère Ebrahimpour et les pionnières de la liberté

Éditions Intervalles


Ô mères ! Main dans la main,

Debout, il faut former un rang,

Pour que le cœur de démon explose.

Criez ! Ensemble, criez !

Simin Behbahani, automne 1988.


Massoumeh Raouf conte la vie de « Mère Ebrahimpour » symbole de toutes les femmes iraniennes ployées sous le joug de l’oppression.

La résistance au fronton, ce témoignage précieux donne toute sa place au « Je ».

La voix de cette mère pénètre ce fondamental récit déchirant et nous plonge dans le versant noir d’une humanité fracassée.

L’année 1978 est le sceau de la révolte.

Une marée humaine qui défie le régime du Shat.

Le rêve d’une justice, la liberté albatros.

« Maman vient avec nous aujourd’hui. Il y a une grande manifestation dans le centre de Gorgan. Nous allons marcher pour la liberté. »

De la dictature monarchique à la dictature religieuse, le peuple est dupé.

La vérité ici est un cri dans la nuit noire.

« Massoud Radjavi est  le leader charismatique de l’OMPI.

« Je me souviens encore du silence dans la pièce, lorsque sa voix se fit entendre. Chaque mot semblait une promesse, son discours, un phare dans nos ténèbres. »

« Notre lutte contre les mollahs est avant tout un combat d’idées.

Maman, pas seulement une lutte politique.

C’est un affrontement entre deux versions de l’islam. Celle de Massoud Radjavi et celle de Khomeiny. C’est pour cela qu’il nous font payer un si lourd tribu. »

En mars 1979, les femmes ont un code vestimentaire imposé. Des lieux interdits, le port du voile obligatoire.

Mère Ebrahimpour perdra un à un ses enfants . La lutte acharnée est un voile ensanglanté sur les consciences.

Mère de toutes les forces vives. Elle n’a jamais mis un genou à terre, sauf pour enterrer elle-même un de ses enfants avec une pelle arrachée du bourreau.

L’honneur et l’inconditionnel amour pour ses fils et sa fille, assassinée, enceinte, avec son mari par les Pasdarans.

Ce livre est un flambeau qui éclaire notre pays des Droits de l’Homme.

Femmes encerclées, vives et combattantes. La mobilisation féminine et si spontanée est un contre-feu.

L’impulsion d’une survie dans un ordre de bataille organisé avec foi et conviction.

Dans un rythme politique et profondément humain, ce livre est universel tant il symbolise toutes ces mères, dont les douleurs assassines sont des leviers de courage et persévérance. 

Avec témérité elles sont la parabole des possibles. 

« Joseph l’égaré reviendra à Canaan. Ne t’inquiète pas. La cabane des peines fleurira un jour, ne t’afflige pas. Ah ! Ne désespère pas, car tu ignores les secrets de l’Invisible. »

« Derrière le rideau, se jouent des jeux cachés, ne t’inquiète pas. »

Mémoriel, ce témoignage est la pierre qui vibre en Iran, celle d’un peuple qui refuse les barbaries. Le choc de la perte des enfants, des frères et des sœurs, des mères et des pères, des filles et des fils. Jusqu’à quand ?

Ce livre couronne la dignité et le courage et les pionnières de la révolution. Mère Ebrahimpour, pour toujours.

Comme l’exprime la quatrième de couverture, Massoumeh Raouf Basharidoust est une ancienne journaliste et prisonnière politique du régime des mollahs.

Arrêtée en 1981, condamnée à 20 ans de prison, elle s’est évadée au bout de 8 mois et vit en exil en France.

Un livre des destinées douloureuses. Essentiel, politique, il est dans cette lignée des œuvres d’importance.

Publié par les majeures Éditions Intervalle.


E. L.


mardi 7 juillet 2026

Revue de presse / Le Monde recommande la lecture de Ô mères d'Iran


 Dans son hors-série Géopolitique des émotions (juillet 2026), Le Monde consacre un article au mouvement « Femme, Vie, Liberté » et à la résistance des femmes iraniennes. Sous la plume de Corine Chabaud, le magazine recommande la lecture de Ô mères d'Iran. Mère Ebrahimpour et les pionnières de la liberté (Intervalles, 2026) de Massoumeh Raouf, en mettant en lumière le destin de « Mère Ebrahimpour », une femme qui a transformé son deuil en combat pour la justice.

dimanche 5 juillet 2026

Iran. L’arrêt de la guerre s’annonce, la résistance exige la fin des exécutions

 sur  oeil-maisondesjournalistes.fr   

Par Massoumeh Raouf



Dimanche 14 juin, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, annonçait un protocole d’accord pour l’arrêt immédiat et durable des opérations militaires dans la région entre les États-Unis et l’Iran. Annonce confirmée le même jour par Donald Trump sur son réseau Truth Social. D’après les informations publiées, ce protocole ouvrira une nouvelle phase de négociations portant notamment sur le programme nucléaire iranien, les stocks d’uranium enrichi et la levée des sanctions américaines.

Du côté de l’opposition iranienne, cette désescalade est accueillie favorablement, mais à une condition : qu’elle ne se traduise pas par un silence sur la répression intérieure. Pour le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), la fin des exécutions de prisonniers politiques doit faire partie intégrante de tout accord durable.