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jeudi 18 juin 2026

Quand la mémoire devient résistance en Iran : entretien avec Massoumeh Raouf

 

Entretien réalisé par Anaëlle Le Golvan au Salon du Livre de Villiers-sous-Grez, le 12 avril 2026, autour de l’ouvrage Ô Mères d’Iran et de la mémoire comme acte de résistance en Iran.

Quand est-ce que vous avez souhaitée devenir autrice ?

Massoumeh Raouf : L’écriture m’accompagne depuis le lycée, une période où la lecture occupait une place essentielle dans ma vie. Mais ce qui m’a véritablement poussée à écrire des livres, c’est la lutte pour la vérité et la justice, ainsi que la volonté de construire un rempart contre l’oubli organisé. Mes ouvrages sont le prolongement d’une vie marquée par l’engagement et par l’histoire contemporaine de mon pays, l’Iran. Écrire est pour moi une responsabilité : celle de témoigner, de dénoncer et de transmettre une mémoire que le pouvoir cherche à effacer.

Votre activité d'auteure, c'est plus un métier ou une passion ?

Massoumeh Raouf : Ce n’est ni un métier au sens classique, ni une simple passion : c’est un engagement politique et moral. Écrire, pour moi, consiste à faire entendre la voix de ceux que l’on réduit au silence — les prisonniers, les exécutés, les familles brisées. C'est la voix des sans-voix. Il est fondamental de briser ce silence imposé non seulement par la répression, mais aussi par les intérêts politiques et économiques des grandes puissances. Ce silence, souvent assourdissant, déforme la réalité : il transforme les crimes en « faits divers » et les mensonges en vérités. Dans ce contexte, écrire devient un acte de résistance, une rébellion nécessaire contre la falsification de l’histoire.

Est-ce que tous vos livres sont inspirés de votre vie en Iran ?

Massoumeh Raouf : Oui, mes trois ouvrages sont ancrés dans la réalité iranienne et relèvent du témoignage documentaire. Ils forment un cheminement cohérent, de l'histoire intime vers la conscience collective. Dans mon premier livre, la bande dessinée "UnPetit Prince au pays des mollahs", j’ai voulu briser le silence autour du massacre de 1988 en donnant la parole à mon frère. C’est le récit d’une jeunesse sacrifiée, un hommage à toute une génération dont le régime a voulu effacer jusqu’au souvenir.

Ensuite, avec Évasion de la prison d’Iran, j’ai raconté mon propre parcours, mais l’ouvrage est avant tout un hommage à mes compagnes de cellule. J’ai voulu mettre en lumière le courage exceptionnel de ces femmes qui, au péril de leur vie, m’ont aidée à réaliser mon plan d’évasion. C'est le récit d’une solidarité inébranlable derrière les barreaux et d’une soif de liberté que les murs ne peuvent contenir.

Mais avec "Ô Mères d’Iran", j’ai voulu franchir une étape politique et humaine décisive. En tant que journaliste et ancienne prisonnière, j’ai été témoin direct de la souffrance de ces mères, privées de tout, jusqu’au droit de deuil. J’ai choisi de porter la voix de Mère Ebrahimpour, figure emblématique qui a perdu ses quatre enfants, son mari et son gendre. Son destin incarne notre tragédie nationale. À travers son regard, on sort des statistiques pour entrer dans le « cœur battant » de la résistance. En Iran, la mère demeure le dernier rempart contre l’oubli : là où le pouvoir cherche à effacer les corps, les noms et les tombes, la mémoire des mères reste indestructible.


Que pensez-vous de la situation et de la guerre en Iran ?

Massoumeh Raouf : Après un nouveau cycle de répression impitoyable en janvier 2026 et les récents bombardements subis par l'Iran, nous faisons face à une dictature à bout de souffle. Pourtant, sa machine répressive reste intacte et sa capacité de terreur contre le peuple iranien demeure bien réelle. La survie de ce régime depuis plus de quatre décennies ne doit rien au hasard : elle est le résultat d’une combinaison tragique entre une terreur interne absolue et des complaisances internationales cyniques.

Sur le plan interne, le pouvoir ne se maintient que par une cruauté sans limite. Des vagues d'exécutions massives — à l'image du massacre de 1988 où 30 000 prisonniers politiques ont été assassinés — jusqu'à la répression sanglante des manifestations récentes, chaque voix discordante est étouffée dans le sang pour paralyser la société. Le régime a toujours utilisé les crises extérieures et la menace de la guerre comme une aubaine pour justifier une militarisation extrême et l’écrasement de toute opposition, systématiquement qualifiée de « trahison ».

Aujourd’hui, le peuple iranien est pris en étau entre la violence intérieure et les tensions internationales. Nous saluons tout cessez-le-feu susceptible de réduire les souffrances humaines, mais nous restons convaincus que ni la guerre étrangère, ni la complaisance ne constituent des solutions durables.

Il est impératif que la communauté internationale cesse de fermer les yeux au nom d'intérêts économiques. La fin des exécutions, demande unanime du peuple, doit être une condition non négociable de tout accord ou négociation. On ne peut parler de paix ou de stabilité avec un régime qui pend sa propre jeunesse pour maintenir un climat de peur. La seule issue légitime est la reconnaissance du droit des Iraniens à déterminer leur propre avenir. La solution ne viendra pas de l'extérieur, mais d'un changement de régime porté par le peuple lui-même. Si le monde veut vraiment aider l’Iran, il doit placer les droits humains et l'arrêt immédiat des exécutions au cœur de ses exigences. Sans justice pour les victimes, il n'y aura jamais de paix durable dans la région.

Selon vous, de quelle manière cette guerre peut-elle changer la vision du monde sur l'Iran ?

Massoumeh Raouf : Cette guerre a brutalement déchiré le voile des apparences. Elle révèle que le peuple iranien est doublement victime : du bellicisme d’un régime théocratique prêt à tout pour sa survie, et des jeux de puissance internationaux qui privilégient leurs intérêts stratégiques au détriment des vies iraniennes.

Mais au-delà de ce constat, ce qui change radicalement la donne, c’est la force du soulèvement intérieur. Le monde découvre un peuple qui refuse d’être une simple victime. Les images de ces familles qui, lors du soulèvement de janvier 2026, transforment leur deuil en un acte de défi politique, ont marqué les esprits. En disant au régime : « C'est vous qui avez perdu, pas nous », elles font de la douleur un moteur de leadership.

Ce changement est le fruit de décennies de résistance organisée. Le fait que le régime continue d’exécuter des membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple (OMPI), comme ce fut le cas fin mars en plein milieu des bombardements, est un aveu de faiblesse criant. Cela prouve au monde que pour les mollahs, l’ennemi principal n’est pas à l’extérieur, mais bien à l’intérieur : c’est son propre peuple. Un point de non-retour a été atteint, et la communauté internationale doit enfin reconnaître la seule force capable d'apporter une stabilité durable : la souveraineté populaire.

Quel est l’impact de la désinformation actuellement dans votre pays ?

Massoumeh Raouf : La désinformation est aujourd'hui une arme de guerre utilisée par divers cercles pour maintenir le statu quo et entraver une véritable transition démocratique. Elle se manifeste par une tentative cynique de réécrire l’histoire contemporaine de l’Iran. On assiste à une vaste opération de propagande médiatique visant à réhabiliter la dictature du Shah, pourtant renversée par une révolution populaire en 1979. Cette stratégie cherche à fabriquer une « alternative de substitution » à travers la figure du fils du Shah. L’objectif est de piéger le peuple iranien dans un cycle perpétuel de despotisme en lui imposant un faux dilemme : choisir entre le passé autocratique et le présent théocratique. C’est une falsification de la volonté nationale. En réalité, cette désinformation cherche à occulter l’existence d’une résistance organisée qui lutte depuis des décennies sur le terrain. Mais le peuple iranien ne s'y trompe pas. Dans les soulèvements successifs, le cri des manifestants est sans équivoque : « Ni Shah, ni mollahs ». Ce slogan prouve que la conscience collective a dépassé le stade du simple rejet ; elle refuse de remplacer une dictature par une autre. Nous ne luttons pas pour changer de maître, mais pour que le peuple devienne enfin souverain. Toute tentative de restaurer les symboles de l'oppression passée n'est qu'une diversion pour prolonger la survie du système actuel.

Qu'espérez-vous du rôle de la France dans la résolution de ce conflit ?

Massoumeh Raouf : J’attends de la France qu’elle adopte une position claire et cohérente avec ses propres valeurs démocratiques. Il est temps de rompre avec cette politique de complaisance qui n'a fait que prolonger la survie du régime. Le silence assourdissant de la communauté internationale face à des décennies de barbarie a mené au chaos actuel. En négociant avec les bourreaux plutôt qu'en soutenant la résistance organisée, on a ignoré la volonté de tout un peuple. Des mesures diplomatiques concrètes sont nécessaires : la France doit fermer les représentations diplomatiques du régime, rappeler son ambassadeur et exiger l'arrêt immédiat des exécutions comme condition préalable à tout dialogue. Surtout, elle doit reconnaître l’alternative démocratique incarnée par le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) et la vision portée par sa présidente, Maryam Radjavi. Je veux toutefois être très claire : un changement réel ne peut pas être imposé de l'extérieur. Les bombardements ne créent pas de démocratie. La véritable force de transformation vient de l’intérieur de l’Iran et de sa résistance organisée. La solution existe : c'est le plan en dix points de Madame Radjavi qui prévoit un gouvernement provisoire de six mois pour organiser des élections libres. Ce sera alors au peuple, et à lui seul, de choisir son destin et d'écrire sa Constitution. Nous luttons pour une République laïque, pluraliste et non nucléaire, garantissant l'égalité absolue entre les femmes et les hommes. Soutenir cette alternative, c'est choisir un Iran souverain, libre et enfin en paix avec le monde. C’est cet espoir qui guide chaque jour mon combat et celui de toutes les mères iraniennes.

Pour vous, l’écriture est-elle un moyen efficace de militer ?

Massoumeh Raouf : Absolument. Il existe un proverbe persan qui résonne en moi comme un écho ancestral : « Ma plume est mon arme. » Mais au-delà de l'arme, l'écriture est pour moi un acte de résurrection. Dans un pays où le pouvoir déploie des trésors d'ingéniosité pour effacer les visages et murer les voix, écrire devient une nécessité vitale. C'est l'outil qui permet de briser le sceau du silence, de préserver la mémoire contre l'érosion de l'oubli et de porter le souffle de la résistance bien au-delà des frontières et des barbelés. Chaque mot posé sur le papier est une pierre jetée dans le jardin de la tyrannie ; c'est un témoignage qui refuse de mourir. Pour moi, l'écriture n'est pas seulement un moyen de militer, c'est une forme de combat sacré pour la vérité et la justice. C'est la trace indélébile d'un peuple qui, malgré les ténèbres, continue d'écrire son futur en lettres de liberté.

mercredi 10 juin 2026

Retour sur le Salon du Livre de Presles du 7 juin 2026

Le 7 juin 2026, le Salon du Livre de Presles a une nouvelle fois réuni auteurs, artistes et passionnés de lecture dans une ambiance conviviale et riche en échanges.

Parmi les invités de cette édition figurait notamment l’autrice iranienne Massoumeh Raouf, qui a eu le plaisir de rencontrer de nombreux lecteurs et de présenter son univers littéraire. Cette journée a également été l’occasion d’échanger avec Madame Céline CAUDRON, maire de Presles.



L’autrice Massoumeh Raouf aux côtés de Brigitte Mathias, illustratrice, lors du Salon du Livre de Presles.

Merci à l’ensemble des organisateurs et bénévoles, et en particulier à Olivier Drouet, Corinne Lesclingand-Drouet ainsi qu’à toute l’équipe de l’association Regards Croisés pour leur accueil chaleureux, leur professionnalisme et leur engagement en faveur de la promotion de la littérature.


Merci à Alain Lepagnot du photoclub 

de Presles pour cette photo.

 


jeudi 28 mai 2026

10e Salon du Livre de Vernon – Dimanche 24 mai 2026


Le 10e Salon du livre de Vernon (Eure) est revenu au magnifique cadre bucolique du Château de Bizy. Entre thrillers inspirés de faits réels et littérature jeunesse, le salon avait pour objectif d'attirer un large public.

Le dimanche 24 mai dernier, sous un soleil radieux et une chaleur estivale, cet événement, organisé pour la première fois par la municipalité, a rassemblé 54 auteurs et autrices, dont l'autrice iranienne Massoumeh Raouf. La source d’inspiration de ses livres, profondément autobiographique et inspirée de faits réels, a été particulièrement bien accueillie par les visiteurs.

Un grand merci à la municipalité de Vernon, aux bénévoles, aux libraires et aux lecteurs venus en nombre pour faire de cette journée un moment de partage inoubliable.

#salondulivre #vernon27200 #chateaudebizy #rencontrelitteraire

mardi 26 mai 2026

Le château de Carel accueille le salon du livre de Saint-Pierre-en-Auge

 par Ouest-France

L’association Carel environnement et patrimoine organise, samedi 23 mai 2026, sa troisième édition du salon du livre sur le thème « Histoire et patrimoine » et accueillera 20 auteurs pour des séances de dédicaces....

Parmi les auteurs au cœur de l’actualité, Jérôme Serrat, organisateur de l’événement, signale la présence de François de Labarre, grand reporter pour Paris Match, pour son livre « La revanche de Khadafi » (Édition Plon)....

jeudi 21 mai 2026

UNE AUTRICE IRANIENNE AU SALON DU LIVRE DE VERNON - Massoumeh Raouf : « Aucun tyran n'est éternel »

 Le Démocrate Vernonnais - jeudi 21 mai 2026 - Page 5

• Propos recueillis par Maxime Laffiac

L'ancienne journaliste et ex-prisonnière politique du régime des mollahs en Iran présentera son dernier livre Ô mères d'Iran au Salon du livre de Vernon, dimanche 24 mai.



Depuis combien de temps participez-vous au Salon du livre de Vernon ?

J'y ai participé pour la première fois en 2024, lors de sa 8e édition. J'ai gardé un excellent

souvenir des rencontres avec mes lecteurs. Cette année, je reviens pour présenter mon nouvel ouvrage, Ô mères d'Iran. Revenir à Vernon aujourd'hui a un sens tout particulier pour moi. Ô mères d'Iran est crucial dans le contexte actuel, car il relie le passé au présent. Ce qui se passe aujourd'hui en Iran n'est pas nouveau : c'est la continuité d'un système qui, depuis plus de 46 ans, se maintient par la peur, la violence et le silence imposé. Pour moi, revenir vers le public français et continuer à écrire, c'est refuser ce silence et réaffirmer la liberté de dire la vérité.

·         Ô mères d'Iran une mélodie de révolte et d'espoir, la mémoire vivante d'un peuple qui refuse l'oubli. MASSOUMEH RAOUF. 

mardi 19 mai 2026

Troi­sième salon du livre, patri­moine et récits his­to­riques au Châ­teau de Carel

 Actu.fr  - Le Pays d'Auge (Edition Littoral) 19 mai 2026


Samedi 23 mai, l'association Carel Environnement et Patrimoine organise la troisième édition du Salon du livre sur le thème « Histoire et Patrimoine ».

Le château de Carel accueillera vingt auteurs lors des séances de dédicaces de leurs ouvrages, dans la grange et le colombier, de 11 h à 18 h. Parmi les invités au cœur de l'actualité, François de Labarre, grand reporter à Paris Match. Il présentera son dernier ouvrage, « La revanche de Khadafi », aux éditions Plon. Massoumeh Raouf, ancienne journaliste et prisonnière politique du régime des mollahs en Iran, qui a publié « O Mère d'Iran », aux éditions Intervalles, parcours bouleversant d'une mère dont tous les enfants sont l'un après l'autre broyés par le régime des mollahs. Tous les goûts seront représentés, de la découverte du patrimoine au récit historique, de la littérature jeunesse, aux Bandes Dessinées pour adolescents et adultes....



lundi 18 mai 2026

Ô Mères d’Iran , ITW avec Massoumeh Raouf , Résister au féminin

 par Aurélie ONILLON, Fondatrice La Voa de Calliopé I Emission audiovisuelle d’entretiens et de récits humains 

 Et si, être une femme en Iran, c’était déjà un acte de résistance ? Et surtout, d’où vient leur force ?

Depuis janvier, l’Iran traverse une vague de répression d’une violence extrême : tirs à balles réelles, arrestations massives, milliers de morts et de blessés, familles intimidées, coupures d’internet pour empêcher la circulation des images.

Au cœur de cette violence, un fait majeur: le rôle central des femmes.

Celles qui protestent, qui s’exposent, qui prennent la parole malgré les risques, la peur et la répression.
La continuité d’une histoire iranienne où des femmes, des mères, des filles résistent depuis des décennies. Pas toujours dans la rue. Pas toujours visibles. Mais présentes. Tenaces. Inébranlables.
https://www.instagram.com/p/DYWsKzvJ-nN/

jeudi 7 mai 2026

Au coeur de Massoumeh Raouf Basharidoust, Ô mères d’Iran


https://www.aucoeurdelle.com/

 Journaliste, Massoumeh Raouf Basharidoust a été prisonnière politique du régime des mollahs en Iran. Arrêtée en 1981 et condamnée à vingt ans de détention, elle raconte dans Évasion de la prison d’Iran, publié en 2022 aux éditions Balland, son évasion après huit mois d’incarcération. Elle vit depuis en exil.

En 1988, son frère cadet est exécuté lors du massacre des 30 000 prisonniers politiques iraniens. Dans la bande dessinée Un petit prince au pays des mollahs, parue aux éditions S‑Active, elle lui rend hommage. Elle vient également de publier son troisième roman, Ô mères d’Iran, publié chez les éditions Intervalles.

Elle a reçu la Médaille d’Argent littéraire 2025 de la Société des Auteurs et Artistes Francophones (SAAF).

 

lundi 4 mai 2026

Évasion de la prison d’Iran ; 44 ans de résistance

 par Massoumeh Raouf

Le 4 mai n’est pas pour moi une simple date ; c’est le rappel d’un soir où mon destin a basculé pour toujours. Si, il y a 44 ans, mon évasion de la prison des Gardiens de la Révolution n'avait pas eu lieu, je ne serais plus là aujourd'hui pour témoigner de ma traversée de l’enfer. Je serais, comme mon frère Ahmad et la plupart de mes compagnons de cellule, une victime de plus du massacre des prisonniers politiques de 1988 en Iran.

vendredi 1 mai 2026

O Mothers of Iran: A Manifesto of Unyielding Resistance to Misogynistic Barbarity

 Through the deeply moving story of the Ebrahimpour family, Massoumeh Raouf delivers, with Ô Mères d’Iran (O Mothers of Iran), a masterful work that transforms grief into an act of political resistance.

O Mothers of Iran: A Manifesto of Unyielding Resistance
By the Women’s Committee of the National Council of Resistance of Iran

Published by Éditions Intervalles in Paris, Massoumeh Raouf’s latest work, Ô Mères d’Iran (O Mothers of Iran), reaches far beyond the bounds of a simple testimony to assert itself as a major political and moral statement in the face of religious dictatorship.

Ô Mères d’Iran : Le Manifeste d’une Résistance Inflexible face à la Barbarie Misogyne


 À travers le récit poignant de la famille Ebrahimpour, Massoumeh Raouf signe avec « Ô Mères d’Iran » une œuvre magistrale qui transforme le deuil en un acte de résistance politique.

Par la Commission des Femmes du CNRI

Publié aux Éditions Intervalles à Paris, le dernier ouvrage de Massoumeh Raouf, « Ô Mères d’Iran », dépasse largement le cadre du simple témoignage pour s’imposer comme un acte politique et moral majeur face à la dictature religieuse. À la fois récit de vie, document d’histoire contemporaine et cri de ralliement, ce livre s’ancre dans la réalité brutale de l’Iran sous la dictature monarchique et celle des mollahs. Il explore ce territoire où la figure maternelle cesse d’être uniquement un symbole d’affection pour devenir le point de convergence entre la mémoire individuelle et une tragédie collective organisée par l’État. À travers le destin de Fatemeh Eslami, plus connue sous le nom de Mère Ebrahimpour, l’auteure exhume une vérité que le régime tente désespérément d’effacer des consciences.

mercredi 22 avril 2026

Ô mères d’Iran : Du silence des fosses communes au cri de la liberté

 Le Tiers L'éclaireur souverain

« Ô mères d'Iran : le témoignage puissant de Massoumeh Raouf pour comprendre 40 ans de lutte contre le régime des mollahs » 🔥


On croit parfois que les révoltes qui secouent l'Iran, de "Femme, Vie, Liberté" aux soulèvements récents de 2026, sont des éclats soudains de l'histoire. En réalité, elles sont l'aboutissement d'une résistance souterraine dont l'ouvrage de Massoumeh Raouf,  Ô mères d'Iran, nous livre les racines les plus profondes. 📖

mardi 21 avril 2026

vendredi 17 avril 2026

Succès et émotions au Salon du Livre de Villiers-sous-Grez , le 12 avril 2026


 Le Salon du livre de Villiers-sous-Grez, qui s'est tenu le 12 avril 2026, a été marqué par une rencontre marquante avec Massoumeh Raouf. Ancienne prisonnière politique et membre de la résistance iranienne, elle a suscité un vif intérêt et une réelle émotion auprès d’un public venu nombreux.

jeudi 16 avril 2026

Massoumeh Raouf à la soirée d’inauguration du Festival du Livre de Paris

 À l’invitation de ses éditeurs, S-active et Intervalles, Massoumeh Raouf a participé, ce jeudi 16 avril, à la soirée d’inauguration du Festival du Livre de Paris.

Cette soirée fut riche en rencontres passionnantes, notamment avec M. Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste et député de Seine-et-Marne, avec qui elle a pu échanger sur la situation actuelle et la lutte du peuple iranien.


Massoumeh Raouf a également rencontré Françoise Mabille, une femme au parcours héroïque dont l'ouvrage est publié chez S-active.

mardi 14 avril 2026

Avis des lectures sur "Ô mères d’Iran" de Massoumeh Raouf


bastounofficiel :  Touché par ce livre autobigraphique qui est boulversant, toutes les facettes de l'humain, de l'ombre à la lumière y sont décrites...et historiquement fiable, il m a fait comprendre un peu le contexte que l' Iran traverse depuis la chute du Shah en 1978 à aujourd hui, et la force inépuisable des Mères dans cette lutte pour la liberté❤️

Je vous le partage,

Inspirant et boulversant

À lire absolument.

"Le régime iranien est un système d’apartheid sexuel", selon Massoumeh Raouf, ex-journaliste et prisonnière politique

 


Ancienne journaliste, prisonnière politique évadée des geôles du régime iranien, Massoumeh Raouf raconte l’histoire de son pays à travers le regard d’une mère résistante dans son dernier livre, "Ô Mères d’Iran" (éditions Intervalles). Dans Les Couleurs de l’Info, elle rappelait le courage et le rôle central des femmes dans la révolte du peuple iranien contre les pouvoirs autoritaires à travers l’Histoire.

www.rtbf.be  Par Julien Beauvois

"Ce livre raconte la répression à travers le regard de ces femmes dont les enfants ont été arrêtés, torturés, exécutés hier comme aujourd’hui", explique Massoumeh Raouf. Elle-même a perdu son frère en 1988, massacré par le régime avec 30.000 autres prisonniers politiques.

L’autrice retrace des dizaines d’années de pouvoir autoritaire en s’appuyant sur le carnet de souvenirs de "mère Ebrahimpour", que cette dernière a confié à Massoumeh Raouf. "Elle est un symbole de ces mères combattantes. Elle a perdu ses quatre enfants, son mari, son gendre, et de nombreux membres de sa famille, à cause du régime. À travers son regard, on entre dans le cœur battant de la résistance".

 

jeudi 9 avril 2026

Salon du livre de Villiers le 12 avril 2026


 Le salon du livre de Villiers du 12 avril accueille Massoumeh Raouf, ancienne prisonnière politique échappée des geôles d'Iran. Elle témoigne avec force de la résistance du peuple iranien et plus particulièrement des femmes iraniennes. C'est sans appel. A lire et à partager.

Massoumeh Raouf

 Massoumeh Raouf Basharidoust, née en 1961, est une ancienne journaliste et prisonnière politique du régime des mollahs en Iran. Elle a été arrêtée en 1981 et condamnée à vingt ans de prison. Mais au bout de huit mois, elle a réussi à s'échapper.

En 1988, son frère cadet est exécuté lors du massacre des 30 000 prisonniers politiques iraniens. De 1996 à 2001, elle a fait des recherches sur les familles des exécutés politiques et la situation des prisons en Iran. En résulte un travail collectif : « Massacre des prisonniers politiques » et « Des héros enchaînés ».

mercredi 8 avril 2026

Prose poétique pour soutenir la cause Iranienne et notamment Massoumeh Raouf & son combat.

  Prose poétique féministe par Armelle Dupiat-Aellen


© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’œuvre engagée de Massoumeh Raouf & « Ô mères d'Iran. Mère Ebrahimpour et les pionnièrs de la liberté ».


Prose poétique pour soutenir la cause Iranienne et notamment Massoumeh Raouf & son combat.

Face aux exécutions qui persistent dans les geôles iraniennes, mes mots restent suspendus, plaqués à ma plume comme des oiseaux blessés. Ils hésitent. Ils tremblent. Ils se taisent presque. 

Comment nommer l’injustice lorsqu’elle se répète avec la régularité d’un mécanisme froid, implacable ? Dites-moi. 

Alors mes mots n’accusent plus, ils veillent.

Ils se tiennent debout au bord de l’indicible, atterrés mais vivants, refusant que le silence devienne complice. 

Et dans leur fragilité même, ils murmurent encore : tant qu’un mot demeure, l’oubli ne triomphe pas.


© Armelle Aellen Dupiat

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/aa-veilleurs

lundi 6 avril 2026

ادبیات متعهد به‌مثابه ابزاری برای حافظه: کتابی که در برابر فراموشی می‌ایستد .

 

نويسنده ؛ ژان ژاك بدو، بنیان‌گذار و دبیرکل «جایزه بزرگ ادبیات و معنویت مدیترانه» — مدیر وب‌سایت «مارِ نوستروم»

معصومه رئوف در انتشارات انتروال   اثری استثنایی درباره فاطمه اسلامی، مشهور به مادر ابراهیم‌پور، منتشر کرده است؛ زنی که زندگی‌اش تجسم چهل سال مقاومت در برابر حکومت ایران است. نویسنده با روایتی چندبخشی—از کودکی، سیاسی‌شدن، انقلاب، سرکوب، تبعید تا انتقال حافظه—با دقتی مستندگونه نابودی یک خانواده کامل به‌دست جمهوری اسلامی و چگونگی بدل‌شدن یک زن عادی به چهره‌ای محوری در مبارزه برای آزادی در ایران را به تصویر می‌کشد. این اثر، شهادتی سیاسی و انسانی با غنایی چشمگیر است که به بررسیِ جایگاهِ حافظه‌ی جمعی در مبارزاتِ مردم‌سالارانه براي دموكراسي می‌پردازد.

 

Ô Mères d’Iran, mémoire vivante des femmes face à l’oppression


par  Jean-JacquesBEDU

 La littérature engagée comme instrument de mémoire : un livre qui refuse l'oubli. 📖
Massoumeh Raouf publie aux Éditions Intervalles un ouvrage exceptionnel sur Fatemeh Eslami, connue sous le nom de Mère Ebrahimpour, dont l'existence incarne quarante années de résistance au régime iranien. À travers un récit structuré en plusieurs temps — enfance, politisation, révolution, répression, exil et transmission mémorielle — l'auteure documente avec précision la destruction d'une famille entière par la République islamique, et la manière dont une femme ordinaire est devenue une figure centrale de la lutte pour la liberté en Iran. Un témoignage politique et humain d'une remarquable densité, qui interroge le rôle de la mémoire collective dans les combats pour la démocratie.
🔎 Découvrez la chronique ➡️

samedi 4 avril 2026

Iran : des enfants de 12 ans enrôlés pour la guerre et la répression

 par Massoumeh Raouf  sur atalayar.com/fr/


L'Iran enrôle officiellement des enfants âgés d'à peine 12 ans dans des missions de sécurité, ce qui met en évidence une crise au sein de l'appareil répressif et un non-respect flagrant des normes internationales dans un contexte de répression croissante.

Iran: 12-year-olds recruited for war and repression

   par Massoumeh Raouf  sur atalayar.com 

 

Iran is officially enlisting children as young as 12 in security operations, revealing a crisis within its repressive apparatus and a flagrant breach of international standards amid a growing crackdown




Irán: niños de 12 años reclutados para la guerra y la represión

  par Massoumeh Raouf  sur atalayar.com/fr/


Irán incorpora oficialmente a niños de apenas 12 años en misiones de seguridad, revelando una crisis del aparato represivo y un incumplimiento flagrante de normas internacionales en medio de una represión creciente

dimanche 29 mars 2026

El régimen iraní intensifica ejecuciones de manifestantes

 par  Massoumeh Raouf

La represión del régimen se afianza mediante ejecuciones ejemplarizantes, juicios exprés y condenas a muerte contra jóvenes y menores que participaron en las protestas de enero de 2026

Mientras la atención internacional sigue centrada en las tensiones geopolíticas y los conflictos regionales, el régimen iraní continúa, en la sombra, una política de represión de una brutalidad implacable. Aprovechando este contexto, las autoridades aceleran los procesos judiciales contra los manifestantes detenidos durante el levantamiento de enero de 2026, utilizando la justicia como instrumento para eliminar toda forma de oposición.

Le régime iranien intensifie les exécutions de manifestants

 par Massoumeh Raouf 

La répression du régime se renforce par des exécutions exemplaires, des procès expéditifs et des condamnations à mort prononcées contre des jeunes et des mineurs ayant participé aux manifestations de janvier 2026

 Alors que l'attention internationale reste focalisée sur les tensions géopolitiques et les conflits régionaux, le régime iranien poursuit, dans l'ombre, une politique de répression d'une brutalité implacable. Profitant de ce contexte, les autorités accélèrent les procédures judiciaires contre les manifestants arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026, utilisant la justice comme un instrument pour éliminer toute forme d'opposition.

The Iranian regime is stepping up the execution of protesters

 par Massoumeh Raouf 

The regime’s repression is being consolidated through show trials, summary trials and death sentences against young people and minors who took part in the January 2026 protests



Whilst international attention remains focused on geopolitical tensions and regional conflicts, the Iranian regime continues, behind the scenes, a policy of relentlessly brutal repression. Taking advantage of this context, the authorities are fast-tracking legal proceedings against protesters detained during the January 2026 uprising, using the justice system as a tool to eliminate all forms of opposition.