Par Denis Grigorescu | Article publiée sur le site web de Libertatea en langue roumaine.
Ancienne prisonnière politique dans l'une des
prisons les plus terribles d'Iran, Massoumeh Raouf a réussi à s'évader après
huit mois, en 1982, et a pu s'enfuir en France en 1985. Son frère a été tué en
1988, et depuis plus de quatre décennies, Massoumeh Raouf manifeste contre le
régime oppressif en Iran. Dans un entretien exclusif accordé à Libertatea,
Massoumeh Raouf, autrice de plusieurs livres, s'est confiée sur ses terribles
expériences, mais aussi sur son courage et sa détermination dans le combat pour
la liberté et la justice en Iran.
Témoin des injustices commises sous le
régime des mollahs, l'écrivaine et journaliste Massoumeh Raouf a choisi de
défendre les droits fondamentaux de son peuple, malgré le lourd tribut payé par
l'exécution de son jeune frère. Incarcérée pour son engagement, elle refuse de
se taire et inspire de nombreux militants iraniens.
Massoumeh Raouf, née en 1961, a été
prisonnière politique du régime des mollahs en Iran. Elle a été arrêtée en 1981
et condamnée à 20 ans de prison. Cependant, après huit mois, elle a réussi à
s'évader, une expérience relatée dans son livre « Évasion de la prison en Iran
», publié en 2022 aux éditions Balland en France. En 1988, son jeune frère a
été exécuté lors du massacre des 30 000 prisonniers politiques iraniens. En
mémoire de son frère, elle a écrit la bande dessinée « Un petit prince au pays
des mollahs ».
Entre 1996 et 2001, elle a mené des
recherches sur les familles des personnes exécutées pour des raisons politiques
et sur la situation dans les prisons en Iran. Le résultat a été un ouvrage
collectif : « Le Massacre des prisonniers politiques » et « Héros enchaînés ».
Membre de la Société des Gens de Lettres
(SGDL) et du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Massoumeh
Raouf vit en exil depuis plus de 40 ans. Engagée dans la « Campagne du
mouvement pour la justice en faveur des victimes du massacre de 1988 », elle
lutte aujourd'hui pour que les auteurs de ce « crime contre l'humanité resté
impuni » soient traduits en justice.
Massoumeh Raouf donne régulièrement des conférences dans les collèges et les lycées pour raconter les drames que sa famille et elle ont traversés.






























