jeudi 29 décembre 2022

IRAN : LES FEMMES, « L’AVANT-GARDE DE LA RÉVOLUTION » NATIONALE

  /par Rédaction - Maud Baheng Daizey

 

Près de trois mois après le début de la révolte populaire iranienne, le régime théocratique a décidé de mettre fin à la police des mœurs, présente sur le territoire depuis 2005. Les images des manifestations historiques continuent de faire le tour du monde, transmises par les journalistes et les citoyens. L’Iranienne Massoumeh Raouf, ancienne journaliste et ex-prisonnière politique du régime des mollahs, revient pour l’Oeil de la MDJ sur l’influence cruciale des femmes sur les manifestations d’aujourd’hui, ainsi que celle, plus ténue, de l’Occident sur le gouvernement iranien.

mercredi 28 décembre 2022

27ème Festival de la biographie à Neuville-en-Ferrain

La Ville de Neuville-en-Ferrain a organisé  le 27ème festival de la biographie le dimanche 25 septembre 2022 de 10h00 à 18h00 salle André Malraux. 

Massoumeh Raouf, a reçu un accueil très chaleureux à ce festival. Avec le soutien du maire et parlementaire du nord en solidarité avec les  braves  et courageux manifestants  en Iran.


Rencontre avec Mme la maire  Marie Tonnerre .

"Nous devons tout faire pour aider la révolte héroïque des Iraniennes et des Iraniens." déclare-t-elle.



Une grande merci à  Vincent Ledoux, député et Conseiller départemental du Nord  pour  son  discours à l'ouverture du festival en soutien au brave peuple d'Iran qui se bat pour la liberté.





Nelson Monfort, animateur et journaliste sportif français, a aussi apporté son soutien à Massoumeh Raouf.

mardi 27 décembre 2022

Le salon du livre de Pavilly

Le dernier salon du livre de Pavilly qui s’est déroulé le dimanche 20 novembre 2022 au collège Les Hauts du Saffimbec de Pavilly, a une nouvelle fois été un franc succès et tous les membres de Cultur’Esne remercient les auteur.es, les intervenantes, les maisons d’édition et bien sûr les visiteurs de ce salon.

 Salon du livre  de Pavilly a accueilli  l’écrivaine et ancienne journaliste iranienne, Massoumeh Raouf. Elle a  apporté un témoignage fort sur la répression dont les enfants sont victimes en Iran.

François Tierce, Maire de Pavilly : 

"Plus de 30 auteurs présents dont Massoumeh Raouf Basharidoust, prisonnière politique du régime des mollahs en Iran, condamnée a 20 ans de prison, elle a réussi à s’échapper, elle se bat aujourd’hui pour faire traduire en justice les auteurs de ces crimes."

dimanche 25 décembre 2022

Elle témoigne de la répression en Iran

 Pavilly - 18/11/2022  - le joumal.lecourriereauchois.fr

Massoumeh Raouf a été conviée à intervenir au salon du livre sur la répression dont les enfants sont victimes en Iran.

A l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, dimanche 20 novembre, le salon du livre  de Pavilly accueillera l’écrivaine et ancienne journaliste iranienne, Massoumeh Raouf.

mardi 6 décembre 2022

Le salon du livre de Pavilly revient, une Iranienne évadée de prison y témoigne

paris-normandi  17 Novembre 2022
Par la redaction

L’association Cultur’Esne organise dimanche 20 novembre son deuxième salon du livre. Parmi les auteurs présents, l’Iranienne Massoumeh Raouf qui a pu s’évader de la prison des mollahs.



Une trentaine d’auteurs, pour la plupart normands, une dictée collective, des ateliers d’écriture et de BD : c’est le deuxième salon du livre de Pavilly, qui se tient dimanche 20 novembre.

Parmi les invités, il y a la journaliste et écrivaine iranienne Massoumeh Raouf qui présente son récit « Évasion de la prison d’Iran » et témoignera sur la répression des enfants en Iran.


dimanche 4 décembre 2022

Elle s’est enfuie des prisons d’Iran

Interview par


Raphaëlle Duchemin

Publié le 12/04/2022 

Massoumeh Raouf

Iran, j'ai subi l'enfer

"Iran, Afghanistan, Daech, ces régimes punitifs commencent par réprimer les femmes, c’est pour ça qu’il y a une volonté chez les femmes plus forte pour lutter , pour résister et avancer pour la liberté » Massoumeh Raouf s’est enfuie des prisons d’Iran. 




https://www.visible-media.com/massoumeh-raouf


samedi 3 décembre 2022

« En Iran, le régime entame un massacre en silence et à huis clos! »

Propos recueillis par Martin Pimentel


23 septembre 2022 

Du Kurdistan à Téhéran, des manifestations ont éclaté en Iran, suite à la mort en détention d’une étudiante arrêtée par la police des mœurs la semaine dernière. La répression est sévère, et de nombreux manifestants ont déjà été tués. Massoumeh Raouf, Iranienne en exil, ancienne journaliste et ex-prisonnière politique du régime des mollahs, analyse la situation et veut croire que le régime est aux abois.


Causeur. Que sait-on exactement des circonstances de la mort de la jeune Mahsa Amini, survenue vendredi dernier ? Qu’est-ce que la police lui reprochait ?

Mahsa Amini, une jeune fille de 22 ans originaire de Saqqez, dans la province du Kurdistan, s’était rendue à Téhéran avec son frère, et elle a été arrêtée par une patrouille du vice le mardi 13 septembre, alors qu’elle sortait de la station de métro Haqqani. La police de mœurs des Mollahs lui reprochait d’être mal voilée. Malgré les efforts de son frère pour empêcher l’arrestation, la malheureuse a été emmenée au service répressif connu sous le nom de « sécurité des mœurs ».  Au site Internet IranWire, son frère a déclaré qu’alors qu’il l’attendait à l’extérieur du commissariat, il a vu une ambulance en sortir et l’emmener à l’hôpital. Il dit avoir été alors informé qu’elle avait fait une attaque cardiaque et cérébrale et qu’elle était dans le coma. « Il ne s’est déroulé que deux heures entre son arrestation et son transfert à l’hôpital, a-t-il déclaré, annonçant son intention de porter plainte. Je n’ai rien à perdre. Je ne laisserai pas les choses ainsi sans protester». Cette nouvelle s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux. La photo de Mahsa Amini dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital est devenue virale et a provoqué une vague de colère et de protestation et solidarité avec sa famille. Si bien qu’un groupe de jeunes de Téhéran s’est rapidement rassemblé devant l’hôpital. Le régime a alors tenté d’éviter la vague de protestations en reportant l’annonce officielle de la mort de Mahsa. Le vendredi 16 septembre, les autorités ont finalement annoncé la nouvelle, elle serait selon elles morte d’une crise cardiaque pendant le cours d’éducation dans les locaux de la police morale. Sa famille a rejeté cette affirmation, affirmant que Mahsa était en parfaite santé.

vendredi 2 décembre 2022

« Les premières victimes de l’intégrisme au nom de l’Islam sont les musulmans eux-mêmes »

 



03/09/2022   Par Marc Alpozzo, philosophe et essayiste


De quoi le régime islamique iranien est-il le nom ? Massoumeh Raouf, ancienne journaliste et ex-prisonnière politique du régime des mollahs en Iran, a insisté pour me faire envoyer son livre par Balland. Elle a eu raison. C’est un document passionnant et précieux, dans lequel, elle nous ouvre les portes d’un monde où la liberté et le respect des droits humains fondamentaux ne sont pas seulement bafoués mais précisément supprimés.
 Je l’ai interrogée. Voici l’entretien.

Marc Alpozzo : Bonjour Massoumeh, votre ouvrage Évasion de la prison d’Iran (Balland, 2022) n’est pas seulement un témoignage précieux sur le régime des mollahs d’Iran, c’est également un document très détaillé sur un monde où la liberté et le respect des droits humains fondamentaux ne sont pas seulement bafoués mais précisément supprimés. Alors, première question : pourquoi avoir écrit ce livre et l’avoir publié en France ?

Massoumeh Raouf : Certains éditeurs m’ont demandé de transformer mon livre en roman afin de le publier. Mais je n’ai pas accepté. Parce que ce n’est pas une fiction. C’est la réalité de mon pays qui dépasse les frontières de l’imagination. Je suis journaliste et refugiée politique en France, et dans ce livre, bien que le sujet porte sur ma propre vie et mon expérience de résistante face à la dictature, j’ai essayé de faire un reportage aussi précis et documenté que possible comme une journaliste d’investigation pour les lecteurs français. Je pense que ma vie, loin d’être une histoire personnelle et singulière, est liée de près à une histoire de douleur et de souffrance de tout un peuple, celui de mon pays.

En décembre 2018, à l’occasion de 30ème anniversaire du massacre des prisonniers politiques en 1988 en Iran, dont mon frère cadet en est une victime, j’ai publié mon première livre. Une BD intitulée « Un petit prince au pays des mollahs », qui raconte l’histoire de mon frère Ahmad, préfacé par Ingrid Betancourt.

Après sa publication, mes amies et aussi mes lecteurs, que j’ai rencontrés en différentes occasions au salon du livre, m’ont demandé de raconter ma propre histoire et mes souvenirs de prison. Alors durant le premier confinement je me mis à écrire « Evasion de la prison d’Iran ». J’ai écrit ce livre pour les lecteurs français qui ne savent pas ce qui se passe réellement en Iran sinon par le prisme de l’actualité.

J’ai écrit pour attirer l’attention de l’opinion publique sur les crimes contre l’humanité qui ont eu lieu en Iran, et qui se répètent encore aujourd’hui. Car le même régime est en place, les mêmes acteurs sont au pouvoir. En Iran, je suis non seulement interdit d’écrire et de publier, mais aussi, ma condamnation à mort a été prononcée par le régime des mollahs. Si je suis encore en vie et que je respire, cela tient plus à un miracle.